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avril, 2010

  1. Ainsi TRON TRON TRON

    avril 30, 2010 by grandlap

    Je m’autoflagelle déjà d’avoir osé sortir un titre aussi pourri… Si j’ai pas sauté sur les annonces et autres trailers du nouveau TRON (Legacy), c’est tout simplement parce qu’il FALLAIT que je vois TRON (premier du nom) pour me faire une idée. Et l’impression générale fut OMFGWTF!

    D’accord y’a du « procédé » technique innovant (tourner sur un fond noir en noir et blanc et recoloriser derrière) mais ça sent vraiment le vieux film SF comme on en fait plus. Maintenant dans cette catégorie de films (si elle existe encore) t’as du cadrage au millimètre, des répliques qui sortent dans un flow parfaitement maitrisé (c’est pas forcément gage de qualité mais c’est précis). Dans TRON (1982), y’a blindé d’approximations, de raccourcis, de trucs inexpliqués (et inexplicables), de dialogues parfois chelous (on dirait que la post prod a coupé dans le tas au hasard) et d’explications techniques fantasques. Pourtant c’est un excellent film de geeks trentenaires. L’histoire est perchée mais tellement funkie, les scènes mal coupées donnent un caché indéniable au film et surtout les voix françaises (ouai pas de VO, de toute façon en 82 ça existait pas la VO) sont au top. J’adore entendre les doublures françaises de mon enfance, elles sont mythiques (peuvent pas comprendre les djeunz).

    Tout ça pour dire que je suis fin prêt à courir au ciné voir TRON Legacy (enfin faut pas être pressé parce c’est long jusqu’au 15 décembre). On en a bouffé du teaser, des effets d’annonce, des vraies fausses rumeurs, etc. mais ça n’a pas altéré mon envie de découvrir comment l’univers créé dans TRON (1) a pu être retranscrit à l’aide de la technologie moderne et surtout avec la connaissance contemporaine du monde informatique.
    En réalité, 2 arguments me suffisent: Jeff Bridges / Daft Punk. Ouai parce que les daft ont été, pour un instant, des « employés » de Disney (true story, ça doit les changer) pour composer une B.O. qui me fera plonger à coup sur. Évidement, dès qu’il s’agit des Daft tout un tas de rumeurs circulent, dont des vrais faux extraits de ladite B.O…. mouais, moyennement convaincu par le démenti de Disney. Quand bien même il s’agit d’un fake je suis obligé de balancer un des morceaux que je trouve totalement envoutant en espèrant fortement que la « vraie » B.O. sera du même acabit.

    Daft Punk – The Crash (fake)

    Jeff Bridges, capable du meilleur comme du pire, reprendra son rôle presque 30 après. Bim! dans ta gueule le now&then. Et bien tu sais quoi? Je le préfère maintenant, ça lui donne beaucoup plus de charisme. Parce que dans le premier TRON c’était un jeune développeur de jeux / hardcore gamer un peu trop exubérant à mon gout (le mythe des débuts de l’informatique, top lol).

    Pour comparer vite fait, voici les trailers des 2 films. Boooon d’accord, faut vivre avec son temps, parce que là c’est KO direk.


  2. La Vie Plus Belle

    avril 24, 2010 by grandlap

    2 semaines de silence. 2 semaines de mouvement. 2 semaines de réflexion. Quand j’ai décidé de foutre un gros coup de latte dans la termitière de ma vie pour y voir plus clair, je pensais pas que j’irai si vite. Pourtant, sentir la vie se passer est absolument jouissif.

    J’ai cru un moment me fourvoyer et tirer une balle dans la nuque de mon intégrité, mais, heureusement, elle s’est retourné vite fait pour me foutre son poing dans la face. Pur régal. Quand, dans ma vie, j’ai compris le sens d’intégrité je me suis fait des promesses, des trucs unbreakable, pas de compromis, parce qu’on négocie pas avec les terroristes. Je me sentais doucement glisser, et j’ai décidé de reprendre le gouvernail de force. Non mais ça va un temps de suivre des chemins qui te semblent éclairés et qui te mènent dans un camp de gitans cannibales.

    Et sinon on comprend rien à ce que tu dis. D’accord, en bref, 3 ans de « ouai plus tard faudra que… », ou « ouai dès qu’on pourra on… » et des « non mais ça va, on est laaaarge » qui se cloturent par un magnifique « au revoir » cantonasque au boulot, au métier, au service, au quotidien sans passion. Je veux vivre ma vie, et si j’y arrive pas je ne vivrai jamais dans le regret (putain, une vie de regret ça plombe l’ambiance).

    Après le boulot, l’emménagement. Et ouai dude! c’est parti pour la « vraie » vie à 2, celle du quotidien, celle du « putain tu fais chier avec ton slip léopard qui traine au pied du lit! ». On (ré)apprend à vivre à 2, à gérer les compromis, ça c’est bon. Tout donner, tout prendre, un échange 1 pour 1. « Capitaine! cap sur la vie de rêve! ».

    J’avoue que de temps en temps (2, 3 minutes par jour, pas plus) je flippe ma race de pas savoir où je vais, de pas être « sûr » de bien m’y prendre, de me lancer tout simplement dans une aventure qui ne mène nulle part (à part dans un mur). Mais si Indi s’était dit la même chose il aurait jamais découvert cette fuckin arche perdue ni sauvé ces bâtards d’orphelins qui bousillent le film en le rendant « disney compliant ». C’est le genre de challenge qui titille, qui te fait frissonner le bas ventre, qui te file les shrinking balls.

    Alors du coup je fais du ménage « non mais t’as vu toutes ces shoes? tu les portes au moins? – non, mais c’est sentimental! » (faut dire que certaines étaient bien pourries et méritaient une fin digne).

    A froid, ce fut une des semaines les plus fatigantes depuis un bon moment. Tu rigoles mais ça commence par des bières au pub et ça se termine par un canapé à monter sur 5 étages sans ascenseur (à crever quoi). J’ai tout donné, j’ai l’impression de sortir du lave linge. Mais comment me plaindre alors que commence l’essentiel du printemps, ma saison préférée, une période à se damner. Des coeurs en fleur, des rencontres improbables, plus de notion du temps, la disparition des nuits, j’en fourmille de salivage. Et puis si la vie ne veut pas jouer le jeu je lui ferai le système Gargamel.

    Tu veux une petite bande son sympathique pour rythmer tes soirées barbeuc merguez? Grandlap t’offres une petite mixtape de Jamaica (ex Poney Poney, mais je l’ai déjà dit), enfin, Grandlap t’offre le lien surtout. Et si tu veux plus de liens, tu peux toujours shaker le twittère.

    DOWNLOAD ICI : Jamaica – Mixtape 

  3. Anime VS Movie Vol. 2

    avril 9, 2010 by grandlap

    Suite et fin de la série Anime VS Manga (Woaw! s’écrie la foule). J’ai bien balancé sur le film Street Fighter (ouai parce que je suis super original tavu) et maintenant je vais encenser 2 de mes pépites. Le liant cette fois ci sera le combo samurai / hip hop. Parce qu’apparemment ça inspire.

    Un soir d’été caniculaire, canal plus illumine la nuit. Les Lap Lap essaient de pas mourir déshydratés et tels des zombies en hyperthermie sont hypnotisés dès l’opening de Ghostdog. Faut dire que le beat accrocheur de RZA laisse pas indifférent, surtout au milieu de la nuit.
    Il est arrivé tel un OVNI dans le salon, rencontre improbable d’un Forest Whitaker en surcharge pondérale dans un univers qui tend parfois au surréalisme (la discussion sur les surnoms du hip hop, wtf). Du bon, très bon, Jarmusch. Chez Lap Lap, on adore quand le Jim montre les choses sans trop en faire. Pas besoin de bla bla, tout expliciter reste l’apanage des pas doués.
    Le mix, à première vu incongru, entre hip hop et code du samurai offre au film une aura particulière. Ca fonctionne à bloc quoi. Qui plus est j’apprécie fortement quand un film propose une lecture supplémentaire comme on peut avoir avec une B.O. d’exception.

    Arrrgh la KAZ avec Yaya Zicot, à cette époque là canal plousse en balançait du bon jambon. Impossible de passer à côté de Samurai Champloo. Déjà le trait m’avais trop fait penser à Cowboy Bebop pour que ce ne soit qu’une simple coïncidence. Et chez Lap Lap c’est gage de qualité, for sure (surtout accompagné d’un bol de chocapic).
    Une série bien trop courte, qui mêle samurai époque japon féodal avec hip hop ambiancé. Tout ça produit par la crème du rap nippon (RIP Nujabes).
    Que dire de plus si ce n’est que l’action est superbement chorégraphiée, l’histoire aux petits oignons et la patte graphique exceptionnelle. A voir absolument. Surtout l’épisode qui part en psychotropisme massif, épique.

    Et comme on est pas des kreuv chez Lap Lap, t’auras droit à l’intro de Sam Champloo ainsi qu’à une scène de Ghostdog qui, en un peu plus d’une minute, exprime toute la puissance du film.


  4. Anime VS Movie Vol. 1

    avril 5, 2010 by grandlap

    Petite série de 2 articles (ouai, vraiment petite la série) d’opposition / juxtaposition d’anime manga et de film avec des vrais morceaux d’acteurs dedans (mais parfois pas beaucoup).

    Tu peux légitimement te dire que les Lap Lap jouent dans la mauvaise cour d’école « non mais t’as vu l’affiche? » et tu n’as pas totalement tort. J’ai récemment eu « l’envie » (don’t know why) de remater le pitoyable film Street Fighter. Même pas cap d’être un nanard, un vrai navet basé sur de l’opportunisme marketing. Et j’ai décidé de venir ici rétablir une vérité qui m’a valu quelques malentendus à l’époque.

    En 1994 sortent « Street Fighter The Movie » (même pas de lien allociné, non y pas moyen) et « Street Fighter II : The Animated Movie ». J’offre ici pour seule comparaison graphique un petit Bison des familles en pleine gueule. C’est lequel le plus creepy weird là?

    Le FILM, véritable bouse cinématographique, fut un réel supplice à voir la première fois, et ce fut la même chose 16 ans plus tard. Comme quoi, plus les choses changent plus elles restent les mêmes.
    Déjà, oser foutre Guile en perso principal (putains de ricains) et faire de Ryu et Ken de vulgaires escrocs en rôle tertiaire, ça m’avait bien foutu les boules à l’époque (je devais avoir une petite douzaine d’années en même temps, mais aujourd’hui c’est pareil).
    Ensuite, l’ensemble est vraiment indigeste. Les scénaristes ont essayé de placer tous les personnages SF dans une histoire sans queue ni tête et avec des acteurs qui ont le charisme d’un céleri rave. Je passe volontairement sur les « coups spéciaux » tellement bien intégrés que des gouttes de sang coulent le long de mes joues et sur les combats chorégraphiés par Pettruciani pour hurler de souffrance devant la « scène finale », celle où les personnages poussent le pugilat à son paroxysme en parodiant les postures de fin de combat du jeu dont, « il parait », ce film s’inspire.

    L’ANIME, d’un autre côté fut une découverte aussi importante pour les Lap Lap que la pierre de rosette pour champollion. Fanboys de SFII, la VHS dénichée au hasard d’une location vidéo nous a retourné la tête. On a totalement bousillé la cassette. Incroyable à l’époque pour de jeunes fanboyz de trouver une telle pépite sans ton ami google. La scène d’intro Ruy VS Sagat est tout simplement mythique, d’une beauté et d’une intensité rare.
    Tous les combats sont réalisés de main de maitre et, même si la qualité graphique est variable, offrent une succession de scènes totalement dingues dans une trame hyper compréhensible. Une étoile de plus pour le générique de fin que j’ai dû regarder une bonne douzaine de fois (découverte de « Korn – Blind », ça n’a pas de prix).
    L’anime propose un complément au jeu de haute qualité, encore aujourd’hui je me le remate de temps en temps avec toujours autant de plaisir. J’ai même essayé de l’acquérir en DVD (pour de vrai, avec des euros) mais il demeure introuvable et surtout n’est plus édité. Non mais voila quoi! je suis prêt à balancer le billet de 20 et je suis o-bli-gé de le dl illégalement. Quelle vaste blague.

    A présent, tu le vois le quiproquos dont j’étais victime au collège à l’époque? Tout à fait! Quand je disais que le « film » (comprendre l’anime) Street Fighter déchirait sa race on me prenait pour un gros blair qui kiffait du mauvais Van Damme. A cet âge là, y’a pas de raisonnement ou d’explication qui tienne, et puis tu pouvais te toucher pour chercher des preuves sur ton smartphone.

    Et comme je suis trop un prince, ci dessous tu vas trouver l’opening de l’ANIME (omagad!) et pas de scène du MOVIE (ils veulent même pas qu’on embede des vidéos youtube du film tellement c’est pourri).

    TO BE CONTINUED…