RSS Feed

mai, 2010

  1. Vies Par Procuration

    mai 27, 2010 by grandlap

    Je viens de m’offrir 2 claques émotionnelles coup sur coup. Relativisons tout de même, elles n’ont rien de réelles. J’ai simplement assisté à la fin de Lost et acté à celle de Red Dead Redemption.

    Inutile d’épiloguer sur Lost, l’histoire, le final, toussa, beaucoup de gens le font très bien et s’en donnent à coeur joie depuis dimanche dernier. Pour ma part je n’ai pas du tout été déçu, j’ai été surpris et c’est là l’essentiel. Mon Lost à moi ne ressemble surement pas à celui de tous les fans. Comme expliqué plus tôt (genre 3 mois) je n’avais jamais regardé Lost jusqu’à ce que je réalise l’engouement de fou pour la dernière et ultime saison. Ayant l’impression de passer à côté d’un truc trop énorme pour être évité j’ai enchainé tous les épisodes en 1 mois et demi pour être raccord avec la saison 6. Ce fut physiquement éprouvant car intense.

    J’ai plongé de ton mon être dans cet univers, aucune pause, aucun répit. C’est pourquoi le final de Lost m’a mis la tête à l’envers. Je m’en remets à peine (ça parait un peu con de se mettre dans un tel état pour une série, mais quelle série mes enfants) et refait le film dans ma tête. Il en ressort que Lost n’est pas une série (le « comme les autres » parait presque superflu). C’est une réelle expérience, un véritable voyage qui ne laisse pas indifférent. Quelque chose d’aussi complet, complexe que la « vraie » vie. Merci encore de ne pas avoir fait un épisode didactique révélant toutes les ficelles et offrant une réponse à tous les « why » de la série. Tout expliciter aurait tué Lost. Cela peut paraitre évident mais c’est tellement rare que Lost est probablement la seule série à avoir tenté ça et l’avoir réussi. Et dire qu’il y a quelques années je pensais que Lost était une série moisie…

    Grâce au pole emploi je me suis plongé pendant 4 jours intensifs dans l’univers de Red Dead Redemption. Les gars de Rockstar sont définitivement des génies du jeu vidéo. Note technique: 10, note artistique: 10. L’ouest sauvage abordé de la plus efficace des façons le tout accompagné d’un scénario (presque) parfait. Le cinéma n’arrive que rarement à offrir un univers aussi prenant et des personnages aussi charismatiques. Aucun spoil ici non plus mais j’ai été purement abasourdi par la « fin » du jeu.

    Depuis la fin de la saison 2 de Buffy (ouai je regardais et alors?!) je n’avais pas été aussi engagé émotionnellement dans une fiction (après la saison 3 de Buffy tout est parti en couillasse). C’est assez étrange comme sensation, à croire qu’on est pas très loin de confondre réalité et fiction. Et on se plait dans cet univers fantasmé, même si on doit ressentir de la tristesse qui n’existe pas. (Mal)heureusement notre raison nous ramène sur terre assez vite sans pour autant renier tout ce qu’il s’est passé. On ne peut s’empêcher de se remémorer tous les moments devenus cultes et de se dire qu’on a assisté à quelque chose de grand. La chance dans cette histoire c’est de pouvoir prendre du recul et retenter l’expérience plus tard (qui est chaud pour un marathon Lost en fin d’année? Comptez environ 3 jours non stop).


  2. Sauvons Manuel

    mai 21, 2010 by grandlap

    Depuis peu Ubisoft s’est mis en tête de virer les manuels livrés dans les boites de jeux vidéos, tu sais ces « livrets de 10 pages que personne ne regarde » (enfin, ça c’est leur vision de la chose). La raison principale est encore plus lolesque, et je suis sûr que tu l’as vu arriver à 8000… comment ça faire des économies? nooon… c’est un geste éco-logique! Ca ressemble un peu à une 2CV maquillée en Ferrari (ouai, c’est moche).

    Foutage de gueule de premier ordre donc, parce qu’à faire écologique autant changer les boitiers pour les versions en PQ recyclé. Quand bien même j’étais d’accord avec leur démarche alors j’exigerais que le prix soit réévalué (tu vas pas me dire que ça te coute exactement le même prix pour en faire moins?!), parce qu’à 70E le jeu si déjà là ils se gavaient pas (quand je dis « ils » ça ne s’adresse pas qu’à Ubi)! Surtout que ce qui est aujourd’hui inclus dans la boite « pourrait » (attention conditionnel) devenir payant au téléchargement (pourquoi pas? tant qu’on peut). De la même manière j’opterai pour la facture électronique Orange quand ils me feront la ristourne « écolo ». Qui peut croire une seule seconde que des sociétés qui vendent des jeux par millions ont quelque chose à foutre des ours polaires. J’imagine bien le boss délivrant une tirade Yannarthusbertrandesque pendant un CA jusqu’à ce que l’économiste à sa gauche annonce les économies qu’ils pourront allégrement réinvestir dans des yachts / hélicoptères / Cayennes (rayez la mention inutile) et que tout le CA s’engouffre dans un rire diabolique, genre: on va manger vos cervelles et en plus vous allez aimer ça.

    De surcroit je les aime moi les manuels des jeux. Plus vraiment la version actuelle (quoique je kiffe les cartes des Rockstar game), mais s’ils daignaient en faire des vrais, type old school, alors je serais aux anges. Je me souviens très bien avoir chéri des manuels comme ceux de Zelda ou SFII Turbo sur SNES. Je passais mes journées (quand je ne pouvais pas jouer, ouai c’était moins free que maintenant quand j’avais 9 ans) à lire et relire l’histoire d’Hyrule, à apprendre mentalement les coups spéciaux de Ken & Ryu. J’embarquais ça dans mon cartable et hop! un trésor de plus dans la cour d’école. D’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi le coup de pied rotatif de Ryu s’appelait « tatsumaki senpukyaku » sur le livret alors qu’on entendait un vague « kopfight hadoken » quand il l’exécutait.


  3. Sound Of Noise

    mai 19, 2010 by grandlap

    Youtube fête ses 5 ans. C’est ce qu’il lui aura fallu pour devenir la poubelle des vidéos de la planète, on y trouve du très bon (HD et tout, t’es fou toi) et de l’inutile, de l’inconsistant (pas pour rien qu’il existe un concours qui récompense les vidéos les plus inutiles de youtube, genre 20s de noir avec un bruit de porte).

    Avant tout ça, on se faisait passer les vidéos par… par quoi d’ailleurs? on allait surement voir sur 2, 3 sites qui hébergeaient au moins 4 vidéos. Et parfois tu tombais sur des courts métrages qui valaient leur pesant de Mo. Music for one appartment and six drummers fait partie de ceux là. Sans internet, les courts métrages n’auraient jamais pu autant se répandre et offrir une alternative aux amateurs de cinéma.

    Le gros kif c’est qu’après toutes ces années les mecs reviennent pour un long métrage. Le pitch semble autant obscur que déjanté et une seule expression le résume « terrorisme musical ». Surtout, le film, Sound Of Noise, est sélectionné à Cannes (yes papa cadeau).
    Je le sens bien celui là, je pense que je daignerai bouger mon cul pour aller le voir en salle.

  4. Mon Chapiteuf

    mai 11, 2010 by grandlap

    Ou comment vivre une soirée totalement improbable. Invités par mon oncle (qui jouait dans un des groupes), les Lap Lap ont apprécié la gratuité du festival Chapiteuf.

    Le groupe de mon oncle en question, Rambalh, est un mix hétéroclite de 40 musiciens issus de différentes formations venant foutre un sacré bordel sur scène. Pour les origines ça va du « connus » à « connus dans la région quoi », de la Mano Negra à Rue Rouge en passant par les Têtes Raides. Surtout, chacun a à cœur d’envoyer sec dans ce rassemblement aux allures de folklore balkanique. Ils en profitent pour se faire quelques plaisirs personnels (AC DC à la cornemuse) ou pour délivrer un nawak ahurissant (Mala Vida à plus de 30 musiciens, WTF).
    J’étais au bord de l’apoplexie quand j’ai reconnu dans le groupe le chanteur roumain du tram de Montpellier (true story). Cet enfoiré chante grave bien (il a un myspace avec son groupe), et m’a vraiment ébahi (à 1000 lieux des « en afant la moussike! » ou « messi pou la moussike »).
    C’était über cool et ça le fut encore plus quand on a pu passer derrière pour papoter vite fait avec les musiciens, palper un peu l’ambiance de l’organisation du festival, manger avec le staff, faire copain copain avec la sécurité (très important!) et constater qu’un festival comme ça (8000 personnes sur 2 jours), ça roxe. Sévère (note pour ma vie: mes envies professionnelles se dessinent).

    Sur les 4 fois au cours desquelles j’ai vu Beat Assailant, une seule était « volontaire » (comprendre, j’ai payé le billet pour les voir eux spécialement). Ces mecs me suivent c’est pas possible. Au bout de 4 fois, le show tu commences un peu à connaitre (même si y’a pas mal de turnover dans le groupe), mais c’est toujours aussi efficace. Et leur live est définitivement meilleur que leurs albums.

    Le maxi best of plus, la cerise sur la chantilly qui surplombe la pièce montée c’était le show d’IAM. Je crois bien que dans ma tête je me suis évanouie à leur entrée sur scène. Balayer 20 ans de ma vie (ouai et de celle des gens présents aussi, c’est sûr) à grand coups de « mia », « petit frère » ou autre « offishall », ça te fout la chair de cocotte. Tout ça dans une ambiance survoltée 2 jours à peine après le titre de l’OM (des fumigènes sous un chapiteau en plein concert? pas de problème, on le fait). Je crois que j’ai jamais autant kiffé un concert pour tout ce qu’il représente plus que pour la prestation en elle même. Mon âme de geek a même été comblée quand ils ont débarqué avec des sabres lasers pour chanter l’empire du côté obscur sur la marche de l’empereur (celle de Dark Vador, pas celle des pingouins).

    Après ça, un petit tour dans l’emplacement réservé au staff / artistes (tu vois que ça aide de sympatiser avec la sécurité), un bar « privé », des salons sous tentes faits de tout et n’importe quoi (de vieux sièges auto pour fauteuils). Et dans les derniers instants, « la » rencontre qui m’a empêché de dormir (bon si quand même, parce que les Lap Lap étaient plus très frais), mônsieur Akhenaton himself qui vient papoter quelques minutes avec la famille. Ca parle immigration (espagnole, italienne), chambrage dans le groupe, coolitude du concert (à ce moment là il me semble avoir senti des larmes sur mes joues), jusqu’à ce que son manager (ou sa baby sitter au choix) lui ordonne d’aller manger. Le temps d’une dernière photo et la sensation persistante de sa main serrant la mienne.
    Putain je parle comme une groupie de 16 ans qui a vécu la bruelmania… ben en fait c’était pas loin, enfin j’imagine, j’ai jamais pu blairer patriiiiick.

    Avec tout ça on a même pas remarqué que nos shoes avaient fait la guerre et étaient bonnes pour la machine. Mais c’était aussi boueux que ça (d’accord, en vrai, on s’en bat la race)?


  5. Et Ils Arrivent…

    mai 10, 2010 by grandlap

    Le temps totalement pourri de ces derniers jours m’a presque fait oublier que commence la meilleure période de l’année. Je pourrais parler de l’awesome combo télé glande : Cannes + Roland Garros + Coupe Du Monde + Tour De France (de quoi laisser passer les brûlantes après midi d’été) mais ce qui m’émoustille c’est surtout l’arrivée des fruits qui déchirent sa race. Je viens à peine de manger mes « presque » premières fraises de l’année et j’ai les papilles qui sautillent.
    L’argument massue c’est que ça se mange comme ça, 0 min de préparation, 0 min de cuisson. Et bim la farandole de fraises, cerises, pêches et abricots (mon big four). L’année dernière j’ai du manger 10Kg de cerises en l’espace de 3 semaines (enfin un avantage aux open spaces) et j’en étais même pas dégouté. Tu viens de finir de manger ta salade tomate mozza et là hop hop hop 3 pêches, 2 nectarines, la bouche pleine de surcre, « tu te gaves ».
    Faut dire aussi que cette année j’ai un allié taille patron. Un blender qui vient juste multiplier le plaisir par mille (à prononcer en insistant sur le « mi », très important pour donner de la consistance au propos). Un smootiz, des smoossis, de l’or en barre.
    Seul bémol, j’aurais surement pas d’accès direct aux arbres fruitiers. Pas le plaisir de réduire le trajet « producteur – consommateur » à son strict minimum et d’ingurgiter des fruits à en être malade. Obligé de passer par la case « marché »… mais bon, avec un petit café en terrasse, ahah.