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août, 2010

  1. Shuffle Playlists

    août 31, 2010 by grandlap

    Petit instantané de ce qui passe dans mes oreilles en ce moment. Un mode shuffle, de la musique (assez) fraiche (de 3 à 6 mois). Tout ça découpé en 3 mini playlists, pour pas décourager. Il y a du bon, du moins bon, mais c’est assez révélateur. Il ne faut surtout pas s’arrêter aux noms improbables et aux titres qui font peur. Tu télécharges et quand tu sens que t’es bien ouvert d’esprit, tu t’écoutes la petite playlist, comme ça, au hasard.

    Lap Lap Playlist 1 (télécharger ICI) :

    Danger – 3h16
    Booka Shade – Regenerate
    Tricky & South Rakka Crew – Cross To Bear
    Major Lazer & La Roux – In 4 The Kill Pon De Skream
    No1Else – Miss Behave
    We Have Band – Honey Trap
    Acid Washed – Change
    Menomena – Queen Black Acid
    Kid Cudi – Make Her Say
    Blacastan – The World
    Holy Fuck – Stilettos
    Silver Columns – Always On

    Lap Lap Playlist 2 (télécharger ICI) :

    Gucci Mane – Excuse Me (Diplo Remix)
    Kyrie Kristmanson – Song X
    Fool’s Gold – Surprise Hotel
    Marco Polo & Ruste Juxx – Take Money
    Crookers – Park The Truck (Feat. Spank Rock)
    Onra – Don’t Stop
    José James – Bonus Track
    Kavinsky – Pacific Coast Highway (Jackson Remix)
    Blakroc – Coochie
    Guilty Simpson & Madlib – Karma Of A Kingpin
    Two Door Cinema Club – Undercover Martyn
    Man Like Me – London Town (Foamo Remix)

    Lap Lap Playlist 3 (télécharger ICI) :

    Gtronic – Sucker Punch
    Lusine – Every Disguise
    Stephan Eicher Spielt Noise Boys – MiniMiniMiniMinijupe
    Mystery Jets – Lorna Doone
    Mos Def – Pistola
    Tricky & South Rakka Crews – Coalition
    F – On The Corner
    Onra – Long Distance
    Florence And The Machine – You’ve Got The Love (The XX Remix)
    The Qemists – Your Revolution
    Guilty Simpson & Madlib – Think Twice Interlude
    Olibusta – Jerry’s Coiffure (Eric Volta Bust It Remix)


  2. Aprem Post Apo

    août 29, 2010 by grandlap

    Un samedi glandouille ça peut très bien se résumer en une session film à thème. Le dernier en date: ambiance post apocalyptique. Je chérie particulièrement ce thème, mélange de SF et de déviance humaine. C’est assez permissif et en même temps, si le réalisateur est pas trop con, ça peut être un superbe terrain pour parler de l’essentiel de l’humain: pourquoi vivons nous? Si nous avons tout perdu, à quoi bon? Ahah! Fffuuuu le matérialisme, la survie avant tout.
    Petite revue du triptyque visionné accompagné d’un bon café (et quelques bonbons, totalement pounaidé par le musée du bonbon à Uzès).

    Le Livre D’Eli (14/20) :

    Mouai, semi déception, semi réussite. La photo et le grain ciné sont à mon goût, le scénario un peu moins. Niveau réalisation ça dépote pas mal mais rien d’original, un peu de redite (le faux plan séquence de l’attaque de la maison fait pale figure face au plan séquence Des Fils De L’Homme). Le film est trop long, une bonne demi heure à trancher dans le vif, surtout la toute fin qui s’avère un peu inutile.
    Ceci dit, les combats sont super bien chorégraphiés, la recherche d’esthétisme est souvent mise à l’honneur et les dialogues sont suffisants, pas de tirades inutiles.

    ATTENTIOOON! QUESTIONS SPOIL!

    - Pourquoi s’emmerde t il a ramener une putain de Bible s’ils ont déjà la Torah et le Coran? Sérieux, un seul bouquin religieux suffirait non? Sinon ça veut dire que la Bible défonce les 2 autres et ça, c’est pas très beau.
    - Considérant le fait que l’histoire se situe aux US, est il vraiment nécessaire de marcher pendant 30 ans (!!!) pour les traverser d’est en ouest? Une marche à 5km/h (vitesse de marche) à raison de ne serait ce que 5h par jour (ce qui est peu payé), ça tape dans les 10 000 bornes (soit plus que l’aller retour est – ouest)?

    Resident Evil Extinction (12/20) :

    J’ai vu le 1er par hasard (pas mal, sans plus), le 2ème par erreur (une grosse bouse) et le 3ème par curiosité (et surtout parce que le 4 sort bientôt). N’ayant que peu joué aux jeux, j’ai pas vu de problème de cohérence dans les histoires et les persos.
    Encore une fois la photo du film m’a bien plu, sauf ce putain de travail sur le grain de peau de Milla qui a tendance à la faire passer pour une poupée ou autre biatche de clip de R’N'B (sauf quand elle darde dur lors du combat final, OMFG), surement un coup de Loréal qui voulait pas que son égérie passe avec une peau dégueulasse sur grand écran (non mais t’as vu ta gueule Bettancourt?!).
    Le film en lui même casse pas des briques, est même parfois douteux (combat final qui sent un peu le pétard mouillé) et plus j’y repense plus je trouve que ça manque de moments clé… mais l’ambiance est pas mal, les décors sont bien foutus, et Milla a des accès de badassitude. Je suis également fan de sa tenue en style toile de jute et cache poussière, tel un commando du désert qui se serait accouplé avec un desperado.

    Cyborg (05/20) :

    Mon clou du spectacle, le fond du panier. Le film qui m’a donné envie de le mater en vitesse x2, x4, x0 même. Dans mon souvenir je le plaçais au niveau d’Universal Soldier. Grossière erreur! US est un chef d’œuvre comparé à cette bouse. Un nanard comme on en fait plus. Décors pauvres, chara design en carton-pâte, scénario et dialogue écrits par Eric, 8 ans, amputé d’un lobe cérébral.
    JCVD au sommet de son art, avec répliques catchy, regard hagard et moment d’énervitude puissance maximale. Les combats ne sont même pas beaux à voir et semblent sortis d’une parodie youtubesque. Et rien ne sert à chercher pourquoi le film s’intitule Cyborg, aucun lien. Tout de même, Jean Claude se tape des airs de Trunk du futur avec sa coupe de cheveux (soit au gel, soit queue de cheval + mèche ébouriffée) et son épée dans le dos.
    Le bon côté de la chose c’est que j’ai enfin trouvé d’où venaient les bruitages utilisés lors du sketch (à peine) parodique des Inconnus, Les Miséroïdes. Un bon fou rire qui ne viendra pas effacer la douleur mentale infligée pas le visionnage de cette infamie.


  3. What’s Done Cannot Be Undone

    août 23, 2010 by grandlap

    « Ne jamais regretter » peut sembler une doctrine ou conduite de vie comme une autre. Pourtant c’est, à peu près, celle que je me fixe. Le mot regretter est un peu fort mais il symbolise bien le fait de ne pas regarder en arrière. Plutôt que de ressasser le passé je préfère vivre le présent pour préparer le futur. J’ai pour habitude de me créer des nouveaux checkpoints régulièrement dans la vie. Parce que ce qui a été fait ne peut être défait et que l’important reste de savoir quoi faire du temps qui nous est imparti (Gandalf sort de ce corps). Grincer des dents pour un fait passé ne courbera pas le cours de l’histoire, mais aura pour conséquence de te niquer la tête. Autant accepter le fait et aviser sur ce qu’il est désormais possible de faire.

    Tout cela se manifeste par des RAZ régulières. Pourquoi j’y pense maintenant? Tout simplement, parce que je viens de razer mon laptop, histoire de lui offrir une nouvelle jeunesse et surtout pouvoir repartir de zéro. Qu’importe ce qui a bien pu se dérouler, je ne garde comme trace que ce que mon cerveau veut bien retenir. Cela marche pour mon laptop mais aussi pour tout le reste (lettres, cours d’école, babioles, etc). L’important ce sont les gens et uniquement les gens. C’est aussi par esprit de contradiction avec cette manie d’accumulation grandissante. Combien de nos souvenirs sont figés sur des photos au lieu de l’être dans nos mémoires? La mémoire est certes faillible mais elle a le mérite d’être vivante.

    Il y a peu, j’en ai appris sur mon passé familial, mon histoire, mes racines. Rien de très important aux yeux du monde. Dans un premier temps j’ai été touché par l’histoire puis ma raison m’a tiré par le bras. Lien de parenté ou pas, les personnes qui vivaient il y a plus de 200 ans ne sont que des noms gravés dans la pierre. Je pourrais très bien les détester si je les rencontrais aujourd’hui. Le nom, la descendance n’engage à rien. En revanche, de mes parents et grand parents, je peux en parler. Je les connais, je sais qui ils sont. Et ce sont eux qui m’importent, qui pourraient me décevoir ou me faire rêver. Il en sera de même pour mes enfants et petits enfants. Finalement, m’intéresser essentiellement aux 2 ou 3 génération de part et d’autre de moi même me convient très bien.

  4. My Princess Peach

    août 5, 2010 by grandlap

    Couper > Tourner > Dénoyauter > Manger. MIAM.

  5. See You In My Dreams Mr Cobb

    août 2, 2010 by grandlap

    Article avec des petits bout de spoil dedans (mais alors des miettes, même pas un petit « Bruce Willis, en fait, il est mort »).

    Je suis allé voir Inception. 3 fois en une semaine. M’emmerdez pas, c’est la faute à l’effet Nolan et au fait que dans The Dark Knight il m’ait implanté l’idée que j’adorais et j’adorerai toujours ses films. Tout a été dit, ou presque, sur Inception, tout a été décortiqué. Mais soyons sérieux un court instant, au moins 2 visionnages sont indispensables pour apprécier le film. Coup de génie ou coup marketing, je m’avancerai pas sur le sujet, à tenter de décerner la réelle intention de l’acte (je crois qu’on appelle ça « l’effet Dieudo »).

    J’ai moi même été totalement abasourdi par ce que j’ai vu ET entendu. On peut faire remarquer à Hans Zimmer que sa musique ne surprend pas, qu’il tire des ficelles grosse comma ma boucle de ceinture chevaline, on se laisse quand même prendre au piège, c’est indéniable. Un jour surement arrivera-t-il à apporter un angle d’approche bien éloigné de l’aspect visuel et nous permettra, nous les taupes sanguinaires, d’avoir une vision globale bien plus ample.

    Pour l’heure je préfère parler de mon attrait pour l’aspect scientifique, rationnel des films de Nolan. Tout y est carré, et pour un cartésien comme moi, c’est comme ouvrir un énorme pot de miel. Chez Chris (et dans Inception), j’aime la force des mots. Chaque dialogue est pesé, soupesé, taillé tel un diamant et n’est jamais proposé par hasard ou utilisé comme bouche trou. C’est une règle annoncé, il faut prêter attention à tout ce qui est dit (et accessoirement tout ce qui est vu). Là où le bonhomme tape un grand coup dans tes viscères (et accessoirement derrière la nuque) c’est qu’il construit dans Inception un casse tête qui peut se résoudre rationnellement de plusieurs manières (on pourrait presque dire de 2 manières, et vous savez lesquelles, je vais pas spoiler plus).

    Bien sûr que j’ai cherché les failles, et je pense (enfin, jusqu’au prochain visionnage) en avoir trouvé une. Je vais pas la dévoiler ici, ça serait de l’ultra spoil et je risquerai de me ridiculiser si quelqu’un me prouve que j’avais de la merde dans les yeux. Mais voila encore une raison d’y retourner (et d’acheter le DVD édition collector), histoire de me dire que mon imagination m’a encore joué un tour et que l’impression que j’avais était fausse (ce n’est que ça depuis le début). Et j’espère me tromper souvent en revoyant le film, que tout ne me paraisse clair qu’à la 10ème fois pour enfin y décerner les valeurs ontologiques.

    Outre la qualité d’Inception, j’admire sa capacité à offrir des sujets de discussion sur le film lui même mais aussi sur le rêve, l’imaginaire, le calcul, les puzzles, etc. C’est souvent très bon signe quand un film anime autant les débats. J’en fais un critère de qualité ou du moins un critère de conseil. Pour ça je suis prêt à prêcher la bonne parole autour de moi, qu’importe ce qu’en dit la critique pleine d’aigreur de Télérama (il est fou çuila! il ose dire que Télérama c’est pas toujours de la bonne critique!). J’assiste même à ce qui s’apparente à de la surinterprétation. A savoir interpréter des signes qui n’ont probablement même pas été pensés par l’auteur. J’avais déjà vu ça en cours de français au collège et dans Lost, c’est tout.

    Initialement, je comptais parler de la notion de rêve et d’imaginaire en l’illustrant avec Inception et l’Imaginarium du Dr Parnassius mais je crois m’être égaré en chemin. De toute façon j’aurais pas eu grand chose à dire au sujet de l’Imaginarium si ce n’est que l’imaginaire humain n’est pas approché de la même manière par Nolan et par Gillam et que la rigueur scénaristique du premier s’oppose farouchement à la foutraquerie du second. Et que je préfère de loin (et inconsciemment) la notion scientifique d’une œuvre à sa poétisation qui lui accorde trop de degrés de liberté.