|
|
Le vélo, ça ne s’oublie pas, et quand j’ai remis les pieds sur un vélo pour filles il y a peu, j’ai eu l’impression de bouffer une madeleine. Le bon souvenir des sorties vélo avec le bro sur nos BMX. Avec le recul, ça me parait totalement inconscient de partir à plusieurs bornes de chez soi en vélo quand on a la douzaine. Holly shit y’avait pas de portable à l’époque. Une crevaison et c’était la fin. Pourtant j’aimais bien ça, partir, rouler, prendre des mouches dans les dents, me casser la gueule, tenter les cascades de Rémy Julienne (LA référence dans les 90s). Aujourd’hui, j’ai plus de vélo, et à vrai dire, je saurais pas quoi en foutre.
J’ai tout de même flashé sur la gamme de vélos de United Cruiser. Déjà, je trouve leur design hallucinant, forme, couleur, finition. Ensuite, je suis pas du tout du genre rockrider, dorsale et casque included, prêt à dévaler des pistes abruptes boueuses entre des sapins et chercher les fractures de l’humerus. Du coup l’impression qui se dégage de ces vélos, celle du « just cruisin’ », me correspond parfaitement. J’ai trop envie d’en enfourcher un pour faire une balade à la cool, traîner dans le quartier, faire pleurer de jalousie les gamins de 8 ans, les gangsta wannabe, les hipsters et les conducteurs bloqués dans les embouteillages ou en rade sur le bas côté, pénurie oblige.
|
|
Le seul soucis que je vois à présent, c’est que ça représente un fuckin investissement. J’ai toujours su que l’achat d’un vélo était un achat important (car onéreux), alors je vais peut être pas faire péter le PEL pour une lubbie qui me passera dès que je verrai les pneus noircir. Parce que voir un si beau vélo tout sale, ça pourrait me tirer des larmes. Mais je ferme pas la porte. Qui sait, un déménagement dans un quartier propice, une bonne conjoncture financière, une résolution personnelle de dingue…
Photos: United Cruiser























