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février, 2011

  1. Mi Abuelo

    février 24, 2011 by grandlap

    J’ai longtemps hésité avant de publier ces photos ici. Parce qu’il s’agit de ma vie privée et que je n’ai pas pour vocation à la dévoiler, même si beaucoup de choses peuvent faire penser le contraire. Mais j’ai finalement choisi (volontairement, donc) de les montrer ici. Ce sont 2 photos de mon grand père quand il était jeune, très jeune. Je les poste ici pour la mémoire, pour écrire l’histoire, pas celle avec un grand H, seulement l’histoire. Je n’ai pas envie qu’elles tombent dans l’oubli. En les faisant partager, j’ai dans l’idée qu’elles se pérennisent, qu’elles se trouvent gravées dans quelque chose de commun. Finalement, c’est cela le plus important, connaître d’où l’on vient pour savoir où l’on va. C’est très « phrase toute faite pleine de bons sentiments » mais j’ai pas trouvé mieux pour illustrer mon propos. Et faut dire que tous les hipsters wannabe à l’affut de l’appli iphone qui fera « totally vintage » doivent bien être dégoutés de voir des photos « vieilles naturellement ». C’est SOOOOO 1936!

    La classe éblouissante dans le costume 3 pièce. Handsome le grand père, right?


  2. The Unstoppable Scott

    février 20, 2011 by grandlap

    THE TOWN
    C’est plutôt pas mal mais putain que c’est long.

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    UNSTOPPABLE
    Le film réinvente les lois de la physique. Perte de crédibilité, ça n’a pas pris, et les milliers de travellings circulaires m’ont donné la gerbe. Pas complètement pourri pour autant.

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    SCOTT PILGRIM
    Ce film est so totally geek-hipster-gamer compliant. Du fan service et des easter egg partout. Fuck yeah, je dis OUI, je suis faible.


  3. L’Héritage De Tron

    février 10, 2011 by grandlap

    Après des mois de teasing, j’ai enfin vu TRON LEGACY. Je dis Legacy et non « L’héritage », traduction purement et simplement immonde. Je suis content de l’avoir vu, tellement l’attente fut longue.

    Verdict : c’était très très très moyen (pour pas dire pas terrible).

    Pourquoi c’était pourri (à mes yeux bien évidemment, mais le postulat de la subjectivité est évident) :

    - Je ne sais pas si l’effet était volontaire, mais Jeff Bridges « jeune » est moche. Il ne se ressemble pas. Je suis toujours déçu quand un film vieillit un acteur artificiellement (impossible de connaître et de reproduire les effets du temps sur un visage), mais là ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas comme si les studios n’avaient pas d’image de Jeff Bridges jeune. On a des centaines de références et ils sont même pas capables de le reproduire. D’une part, sa tête fait plus que synthétique et d’autre part ils l’ont presque fait prognathe.
    - Le personnage de Kevin Flynn est assez nul dans l’ensemble. On le présente comme un « sage » (20 piges de méditations, forcément), comme quelqu’un de réfléchi, mais au moindre évènement inattendu, il est totalement perdu. Surtout, il est incapable de prévoir 3 coups à l’avance, là où on pourrait s’attendre à voir en lui un personnage badass à faiseur de twists.
    - Les voix françaises… On sait que ça va être pourri, mais on a pas le choix. Et ce foutu accent tonique qu’ils ont balancé n’importe où. Tout sauf naturel.
    - La 3D. COMBIEN DE FOIS FAUDRA T IL LE DIRE?! arrêter de faire de la 3D quand ça ne sert qu’à assombrir l’image. Sérieusement, j’ai vraiment l’impression d’être pris pour un con quand je vois ce genre de film.
    - L’histoire, de manière générale, ne tient pas la route. On a des incohérences spatio temporelles, des situations sorties du placard, bref un enchainement qui n’a parfois ni queue ni tête.

    Mais pourquoi c’était bien :

    - L’histoire peu cohérente. Cela rappelle directement TRON premier du nom et c’est peut être sur la fibre nostalgique qu’il faut taper pour trouver les bons côtés. TRON LEGACY affiche un modernisme ultra poussé et pourtant s’avère délicieusement rétro.
    - Le côté « futur vu du passé ». Le monde virtuel a finalement peu évolué par rapport au premier film. On a l’impression de voir ce qu’on pouvait imaginer du futur (l’an 2000 les gars) il y a presque 30 ans. Cette « suite » aurait très bien pu sortir 3 ans après le premier TRON, les effets spéciaux en moins. Ici, la subjectivité rentre en jeu puisque je suis particulièrement féru de ce genre de films.
    - La BO. Oui les amis. Ecouter du Daft à plein volume, ça a de la gueule et ça relève le niveau.
    - L’intégrité du monde virtuel. Des gens se plaignent du côté rétro de ce monde, et pourtant c’est une bonne chose. Rien ne relie le monde virtuel au monde réel (avec Internet tout ça) et c’est clairement affiché dans le film. Il est donc normal que l’univers de TRON ait évolué en autarcie, ne profitant pas des avancées du réseau actuel qui est, rappelons le, une invention humaine. Finalement, tout se tient.

    Bon, dans l’ensemble, je ne le conseillerais pas à quiconque n’aime pas foncièrement les films du genre, surtout s’il doit payer plein tarif. Rien de plus à tirer. Je vais me refaire la BO je crois.


  4. Des Pixels A Hollywood

    février 6, 2011 by grandlap

    L’Histoire s’écrit actuellement en Egypte. Un mouvement tellement incroyable qu’il me faudrait des jours pour en parler. C’est pourquoi je fais le choix de ne pas développer le sujet ici. Les médisants s’imaginant que c’est par pure fainéantise sont donc priés de se se taire, même s’ils ont très certainement raison.

    Well. Mikado, restons légers, n’est ce pas?

    J’ai récemment terminé la lecture d’un ouvrage qui vaut son pesant de noix de pécan. Des pixels à Hollywood, rédigé par le Docteur Alexis Blanchet, est un ouvrage de référence sur le thème des relations sexuelles entre le cinéma et le jeu vidéo. Un livre pour lequel un « ouai je connais, j’ai vu le film Tomb Raider » n’est pas suffisant. Ce livre (cette bible?) possède 2 qualités majeures : il est très agréable à lire, et surtout il est foutrement complet (achievement unlocked : cinema x gaming knowledge). Ce dernier argument rend donc toute tentative de résumé compliquée et périlleuse, par peur d’en oublier. Il faut savoir que ce livre requiert toute l’attention du lecteur, chaque phrase possédant une valeur ajoutée non nulle. En gros, dans le monde merveilleux d’Harry Potter, il faudrait pas moins de 8000 pages pour retranscrire toutes les infos contenues dans cet ouvrage.

    On suit en parallèle la naissance (l’enfance, l’adolescence, etc.) du jeu vidéo et les différentes périodes clés du cinéma (essentiellement nord américain, tu vois, les US, Hollywood quoi). On voit comment le jeu vidéo, simple performance de geek initialement, est devenu partie intégrante des produits cinématographiques. On y parle également des croisements entre cinéma et jeu vidéo, de comment l’un a influencé l’autre et vice versa. Le bonus pour mon esprit scientifico-cartésiano-rigide est qu’il s’agit d’une partie de la thèse du Dr Blanchet. On est donc en présence d’un document ULTRA documenté, avec des références de partout et des résultats chiffrés, exhaustifs et illustrés (argh! j’adore les graphiques!). Bref, pour quiconque s’intéresse au gaming, au cinéma, et aux rejetons (parfois hideux) qu’ils ont eu ensemble, c’est un livre à lire absolument. J’ai assez mal vendu le produit en ne dévoilant à peu près rien du contenu, mais trust me, c’est un très bon bouquin (c’est suffisant non?).

    J’allais presque oublier la 3ème qualité majeure du livre : Alexis Blanchet est vraiment quelqu’un de super. Pour avoir eu la chance d’échanger avec lui pendant une semaine, c’est un mec adorable avec qui on prend beaucoup de plaisir à discuter. Alors si t’achètes pas le bouquin pour le sujet, achète le pour l’auteur.

    Pourquoi je ne parle que maintenant de ce livre me diras tu, jeune lecteur d’Okapi égaré? Tout simplement parce qu’hier j’ai entendu Teardrop de Massive Attack. J’aurais pu penser au Dr House (oh my god! s’écrient les rares personnes qui viennent de découvrir que le générique n’a pas toujours été le même), mais non, j’ai pensé à la pub pour Assassin’s Creed. Je l’avais adoré à l’époque (la vieille époque, 2007). Rassures toi, je n’ai pas pour autant acheté ce jeu « à cause de la pub ». En revanche, quand je m’ennuyais parfois en y jouant, il me suffisait de voir la pub pour relancer la machine. Le boulot du publicitaire fut donc accompli, j’ai perdu. Une bande son parfaite, une mise en scène cinématographique, cette pub est une réussite. Si bien que j’avais envie de faire partie de cet univers (même chose pour Gears Of War II). L’image, le son, il ne manquait plus que mon action. Les pubs pour Assassin’s Creed II et Gears Of War premier du nom sont très bien, mais c’est bel et bien Teardrop et How It Ends qui ont retenu toute mon attention.

    C’est tout ce combat que nos cerveaux mènent quotidiennement qui est ainsi résumé. Notre esprit rationnel, qui fonctionne sur le long terme, se confronte à notre esprit irrationnel, qui mise, lui, sur le court terme. De manière rationnelle, je me renseigne sur le jeu, le teste, lis les avis des professionnels, et puis un publicitaire vient titiller mon esprit irrationnelle et m’offrant une pub menée de main de maitre. Lobotomie faisant, je lache un « NEED! » bien senti. A vrai dire, ça ne marche pas comme ça pour moi, mais ça m’influence en partie (je vais me renseigner sur le jeu en question par exemple). Alors, toi, jeune prêt à tout pour dépenser les rares deniers de tes parents / bourses / allocs, confectionne toi un calendrier des sorties et ne cède à aucune pression. Prévois un an à l’avance tes achats et tout roulera, I promise.

    Pour conclure, je suis bien parti en vrille, mais en creusant on doit bien trouver une ligne éditoriale cohérente.