… où tu attends… Ces moments viennent foutre la merde dans ta timeline.
On recense plusieurs catégories d’attente : L’attente lors d’un rendez vous, l’attente d’un train, l’attente (chez / au) docteur quand tu as une violente rage de dent à te provoquer une occlusion intestinale de l’œil, etc.
Malheureusement, tout cela ne fait que pâle figure face à l’auto décrétée « attente la plus merdique du monde ». Je veux parler de celle qui survient juste avant d’aller à un rendez vous. Celle au cours de laquelle tu te demandes en vain comment utiliser efficacement les 15 prochaines minutes.
Théorisons un peu cela.
Soit :
Monsieur X : le principal et unique protagoniste de notre théorème.
t0 : la date du rendez vous auquel Monsieur X doit se rendre.
d : la durée du trajet « domicile – point de rendez vous » (on considèrera que la durée du trajet est optimale et qu’elle prend en compte une marge d’erreur potentielle afin d’anticiper les éventuels problèmes de circulations).
On a donc :
t1 : la date à laquelle on doit quitter son domicile avec
t1 = t0 – d
(oui on soustrait des heures / minutes sous forme hh-mm et on s’emmerde pas la nouille d’accord?).
Très bien, très bien. C’est maintenant que la merde débarque. Mise en situation de Monsieur X :
« Tiens, je viens de finir me préparer, j’ai pris mon petit déjeuner (c’est un rendez vous matinal), j’ai mis un coup à la crémière, la maison est nickel et il est t2« .
ahah! vous riez bande de piches! sauf que si t2 = t1 c’est tout bon, c’est ce qu’on appelle le « just frame ». Tout s’enchaîne parfaitement, aucun problème. Mais si t2 < t1 alors c’est la catastrophe (si t2 > t1, il ne reste plus qu’à courir).
Soit :
d1 : la durée qui nous sépare de l’instant du départ programmé avec
d1 = t2 – t1
Si d1 > 15 min, on peut envisager une activité (bien que l’éventail des tâches réalisables soit ici réduit).
Si d1 < 15 min, c’est horrible. Il ne reste en général plus qu’à attendre, prostré sur le canapé, position fœtale, pleurant de n’avoir pas su gérer son timing. Impossible de commencer une tâche quelconque, impossible de commencer une série, un jeu, de cuisiner, de coudre, etc.
Ceci dit, il existe une solution pour palier à ce grave problème, uniquement applicable le matin. Il suffit d’estimer de manière efficace la durée du réveil + petit déj + douche + etc. afin d’obtenir d2.
Ainsi, un simple réglage de l’heure du réveil à t3 règlera l’affaire avec
t3 = t0 – d – d2
Ouf, je me sens soulagé.
Bien sûr, les fumeurs rigolent doucement dans mon dos, se gaussant de pratiquer le « bouche trou temporel » le plus efficace à ce jour. Tant pis pour eux, ils passent à côté de sacrées névroses.
Pourtant, être oisif ne me déran… ne dérange aucunement Monsieur X, bien au contraire. Mais c’est incurable, ces petits deltas inutilisables lui donnent l’impression de réellement perdre son temps.
Et pour les plus courageux qui sont arrivés jusqu’au bout de ce foireux raisonnement, un petit comic strip (j’ai pas trouvé avec un p’tit châton, mais j’ai un p’tit chiochiot).
