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‘INSTANT MOOD’ Category

  1. Voler, c’est ce qu’il y a de plus beau

    mars 2, 2012 by grandlap

    … aimer, c’est monter là haut (ou l’inverse).

    En ces temps troubles d’élections présidentielle où il semble de bon ton de soutenir la chancelante Hadopi, je viens mettre un petit grain de sel (tout petit) dans les rouages bien huilés d’une industrie qui a tendance à se la toucher (la nouille).

    // TELECHARGER N’EST PAS VOLER

    On attaque directement par un petit troll. Soyons clairs, « voler » sous entend une notion de substitution. Or, le téléchargement n’est pas une substitution mais bien une multiplication. Aurait on idée de critiquer Jésus parce qu’il multipliait les pains sans payer le boulanger? M’est d’avis que l’Hadopi serait vraiment passée pour une bande de putes à elle toute seule à cette époque.
    Là où le vol d’un bien créé un manque, la copie d’une oeuvre ne créé finalement qu’un manque fictif. Et il ne viendrait surement à l’esprit de personne normalement constitué l’idée d’un raccourci aussi bête que « un film téléchargé, c’est un dvd de plus qui restera dans les bacs promo de la Fnac ». N’est ce pas Rascal Pègre?
    Là je me pose une question assez importante. L’industrie culturelle du porno aurait elle du nous faire un procès alors que tournaient les K7 du premier samedi du mois de canal plus dans la cours de l’école? Sur un seul abonnement canal plus, nous étions nombreux à jouir du partage des vidéos sous le manteau. Par extension, il faudrait réellement qu’on arrête de se prêter dvd / bluray / cd / etc parce qu’on créé un manque là aussi, non? Tu veux voir un film? Tu le payes, point barre.

    // L’ARGENT, TOUJOURS L’ARGENT

    Il y a une réelle inadéquation entre comment les industries imaginent les « pirates » et la réalité. Admettons que télécharger soit effectivement un vol. On peut également supposer que le vol entraine un enrichissement du voleur, sinon à quoi bon braver la loi et les interdits, non? De cette supposition là, on pourrait aisément imaginer que les voleurs de films / musiques sont surement devenus très riches depuis le temps qu’ils ne payent plus et qu’ils doivent très certainement vivre dans le luxe le plus total. Considérant le fait qu’une grande partie de la population vole, on peut se demander si la crise n’est pas qu’une supercherie visant à cacher les richesses accumulées par tous ces pirates qui gouverneront le monde lorsque les fortunes dites visibles s’effondreront.
    Ou bien il n’y a pas d’effet de vase communiquant.
    Prenons l’exemple d’un étudiant (ça tombe bien, je l’ai été). Lorsque l’on possède moins de 200€ par mois pour la nourriture et les loisirs (et plus si affinité) et qu’on doit passer 45 minutes à se demander si prendre une deuxième bière à 2,70€ est une bonne idée parce que de toute façon on sera pas bourré et que 2,70€ c’est un ticket de RU, peut on réellement se convaincre d’un « l’intégrale de Kamelott en DVD? pas cher mon fils »? On peut également, pour l’honneur, décider de ne pas télécharger. Mais bon, ça n’avancera pas à grand chose et surtout n’aura absolument aucune conséquence.
    Sinon, on pourrait noter toutes ces envies culturelles sur une longue liste qu’on se jurerait d’acheter une fois un boulot sous payé trouvé… mais ces batardes de responsabilités et de factures débarquent à la même période de notre désormais triste vie.

    // COMMENT ON SE PORTE EN CE MOMENT?

    Ouiiii c’est la criiiiise, ouiiiii le téléchargemeeeeeent, toussa. Effectivement, depuis presque 10 ans que le téléchargement existe (voire plus en fait), l’industrie du cinéma pleure. Elle pleure de n’avoir pas pu faire plus de 150 000 000 d’entrées pour les ch’tis et intouchables en lieu et place d’une vingtaine de millions (à la louche) pour chacun. Elle pleure de voir la fréquentation des salles constamment augmenter (sans compter l’augmentation, ouiiii mais c’est la criiiise, du prix des places, qui sont devenues les nouvelles valeurs refuges).
    On se gausserait bien de ne montrer du doigt que la baisse de vente de disques physique sans parler aucunement de l’argent engendré par à peu près tout le reste de l’industrie. On taira également le fait que le métier de directeur artistique a presque disparu pour laisser la place à de trop nombreux directeurs commerciaux.
    Alors Canal+ s’est vanté d’une augmentation notable (mais surtout douteuse, à moins de ne faire que 3 ventes par mois) de son service VOD en peu de temps suite à la fermeture de Megaupload. Quand bien même les chiffres seraient gonflés, il y a peu de chance que cette variation ne soit qu’un micro pic dans une mouvance globale qui a déjà été de +50% sur 2011. Non non non, les tendances, ça n’existe pas dans ce milieux, voyez vous.

    // POUSSIERE, TU REDEVIENDRAS POUSSIERE

    Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’avec le téléchargement les gens ne sont pas devenus plus riches (financièrement, j’entends). C’est même plutôt l’inverse si on considère la décennie passée. Pourtant, de l’argent est toujours reversé d’une manière ou d’une autre dans la culture, et c’est tant mieux. Mais si le téléchargement n’était plus, alors l’industrie dite légale ne récupèrerait pas une masse financière qui n’existe pas. En revanche, nous, simples mortels et pécheurs devant l’éternel, nous perdrions l’opportunité de nous enrichir culturellement. Car le premier effet du téléchargement a quand même été une diffusion massive de la culture, il ne faut pas l’oublier. Et j’aime penser que plus on connait de choses, plus on a vu de films, plus on a lu de livres, plus on a écouté de musique, plus on peut avoir une vision juste (ou du moins correctement pondéré) du monde qui nous entoure. Réduire le débat à « télécharger = voler » est d’une débilité déconcertante et mériterait uniquement un sujet dans une de ces merveilleuses émissions éducatives qui pullulent sur Direct 8, NT1, NRJ12, etc.


  2. One More Lap

    janvier 2, 2012 by grandlap

    Bien bien bien. L’année s’est bien bien bien terminée. La suivante s’annonce bien bien bien. Mais quand même…

    … après avoir repris ma sauvegarde laissée en plan il y a plus de 10 ans, j’ai passé ce putain de temple de l’eau d’Ocarina Of Time. D’accord j’ai eu recours à youtube mais je comptais pas me retaper 10 ans de frustrations. Quand j’ai finalement trouvé cette petite clé de merde, j’ai vu s’afficher « Achievement Unlock : No More Video Game Frustration ».

    J’ai également repris des sensations sur Waverace 64, 1080 Snowboarding et Super Mario 64. Encore plus fort, j’ai pleuré du sang pour passer le niveau aquatique des Tortues Ninja sur NES sans aller plus loin que la zone 3. Moment d’incrédulité extrême quand, une fois le cadavres des 4 tortues ninjas jonchant le sol du désormais large écran, le jeu retourna à l’écran titre sans demander son reste.

    J’ai découvert (sur le tard) l’album de Rustie. Hey mais c’est vachement bon ce truc. Fin, intelligent, classe. A écouter en boucle.

    Il y a désormais dans la chambre un radio réveil qui projette l’heure au plafond en suffisamment gros pour que je puisse la lire en pleine nuit sans forcer comme une quiche sur mes pauvres yeux de myope.

    Bon ben voila, on s’est tout dit… à présent, je décuve.

    (il y a 2 jours j’avais un gros tas de choses à écrire et puis là, rien. Cerveau de merde.)


  3. Pause

    décembre 19, 2011 by grandlap

    Besoin de décrocher un peu, de me changer les idées. Mon corps a décidé récemment de me faire payer tout ce stress que j’accumule sous mes faux airs de calme. Et il y est pas allé de main morte l’enculé. J’arrive pas à prendre du recul pour pas mal de choses. C’est comme ça depuis presque toujours mais là ça ne va pas. Alors je vais me retirer un petit moment. Je vais laisser la Internet tourner sans moi. C’est devenu une source d’anxiété que je dois apprendre à mettre de côté. Je vais me remettre à lire, je vais arrêter de regarder l’heure, je vais me laisser vivre un peu. Je pars au vert. Histoire de commencer la dernière année de l’humanité (2012, les decepticons, tout ça) sur de bonnes bases.

    Putain mais je devrais pas me mettre dans ces états pour de la merde. Ma vie c’est pas ça.


  4. Ces Moments…

    octobre 14, 2011 by grandlap

    … où tu attends… Ces moments viennent foutre la merde dans ta timeline.

    On recense plusieurs catégories d’attente : L’attente lors d’un rendez vous, l’attente d’un train, l’attente (chez / au) docteur quand tu as une violente rage de dent à te provoquer une occlusion intestinale de l’œil, etc.

    Malheureusement, tout cela ne fait que pâle figure face à l’auto décrétée « attente la plus merdique du monde ». Je veux parler de celle qui survient juste avant d’aller à un rendez vous. Celle au cours de laquelle tu te demandes en vain comment utiliser efficacement les 15 prochaines minutes.

    Théorisons un peu cela.

    Soit :
    Monsieur X : le principal et unique protagoniste de notre théorème.
    t0 : la date du rendez vous auquel Monsieur X doit se rendre.
    d : la durée du trajet « domicile – point de rendez vous » (on considèrera que la durée du trajet est optimale et qu’elle prend en compte une marge d’erreur potentielle afin d’anticiper les éventuels problèmes de circulations).

    On a donc :
    t1 : la date à laquelle on doit quitter son domicile avec

    t1 = t0 – d
    (oui on soustrait des heures / minutes sous forme hh-mm et on s’emmerde pas la nouille d’accord?).

    Très bien, très bien. C’est maintenant que la merde débarque. Mise en situation de Monsieur X :
    « Tiens, je viens de finir me préparer, j’ai pris mon petit déjeuner (c’est un rendez vous matinal), j’ai mis un coup à la crémière, la maison est nickel et il est t2« .

    ahah! vous riez bande de piches! sauf que si t2 = t1 c’est tout bon, c’est ce qu’on appelle le « just frame ». Tout s’enchaîne parfaitement, aucun problème. Mais si t2 < t1 alors c’est la catastrophe (si t2 > t1, il ne reste plus qu’à courir).

    Soit :
    d1 : la durée qui nous sépare de l’instant du départ programmé avec

    d1 = t2 – t1

    Si d1 > 15 min, on peut envisager une activité (bien que l’éventail des tâches réalisables soit ici réduit).
    Si d1 < 15 min, c’est horrible. Il ne reste en général plus qu’à attendre, prostré sur le canapé, position fœtale, pleurant de n’avoir pas su gérer son timing. Impossible de commencer une tâche quelconque, impossible de commencer une série, un jeu, de cuisiner, de coudre, etc.
    Ceci dit, il existe une solution pour palier à ce grave problème, uniquement applicable le matin. Il suffit d’estimer de manière efficace la durée du réveil + petit déj + douche + etc. afin d’obtenir d2.

    Ainsi, un simple réglage de l’heure du réveil à t3 règlera l’affaire avec

    t3 = t0 – d – d2

    Ouf, je me sens soulagé.

    Bien sûr, les fumeurs rigolent doucement dans mon dos, se gaussant de pratiquer le « bouche trou temporel » le plus efficace à ce jour. Tant pis pour eux, ils passent à côté de sacrées névroses.

    Pourtant, être oisif ne me déran… ne dérange aucunement Monsieur X, bien au contraire. Mais c’est incurable, ces petits deltas inutilisables lui donnent l’impression de réellement perdre son temps.

    Et pour les plus courageux qui sont arrivés jusqu’au bout de ce foireux raisonnement, un petit comic strip (j’ai pas trouvé avec un p’tit châton, mais j’ai un p’tit chiochiot).


  5. Wed Wed Wedding!!!

    septembre 23, 2011 by ptitlap

    J’ai le mélange du Kéké Moussampa et de l’excitation du lapin boulimique devant sa bouteille de ventoline avant d’attaquer son ragoût de carottes!!! Des millions de choses en tête et une montée d’émotions digne de la conclusion d’OEF…

    De tous mes projets passés et actuels, c’est le plus flippant  mais surtout le plus awesome à accomplir avec double barre de vie à la sortie et la princesse en bonus. Y’a des virages à pas rater, là j’attaque une double chicane en épingle.

    Plus que quelques jours / heures avant le D day !

    J-25 : j’ai l’impression qu’on avance à reculons, « Et la liste des chansons alors? »   »Mais sinon, au final il/elle vient ou pas ? » – moment de flottement – « J’envoie un sms!!! »  Une semaine plus tard toujours pas de réponse, on reste cool.

    80 pulsations minute.

    J-14 : Ca y est on rentre de Carcassonne, le lieu est parfait tout se met en place, mais la météo? « Oh putaing!!! comment ça ils annoncent de la pluie!!? » « Quoi les chaises?? Comment ça on a pas de chaises Oh putaing! » – on ne sait toujours pas s’il/elle vient ou pas. On relance, toujours pas de réponse, on reste cool.

    150 pulsations minute.

    J-8 : « Bon là on est bon non, tout est calé? Non?!? Pourquoi non?!? Ma chérie je m’inscris au Yoga ».

    220 pulsations minute.

    J-7 : C’est officiel, j’en peux plus d’attendre, je sens que je vais pleurer, crier, chanter, danser, aimer, aimer, aimer! J’ai envie de sauter dans notre salon en criant Youpi et tralala.

    300 pulsations minute.

    Pour finir, séance de motivation avec ce bon vieux Nyan Cat et Techno Kitten adventure pour se détendre. Allez, on y croit, tout va bien se passer. Le pire dans tout ça, c’est qu’on recommence l’année prochaine…

    PS: Histoire d’augmenter le challenge, le Day -1 c’est l’annif de la douce.